DES SCIENTIFIQUES SUD-AFRICAINS PENSENT AVOIR TROUVÉ UN TRAITEMENT

3 Nov 2015 - 10:45

 

Le paludisme est un fléau qui déchire l’Afrique depuis des décennies. Les compagnies pharmaceutiques annoncent régulièrement des avancées dans la recherche d’un vaccin. En Afrique du Sud, des scientifiques pensent avoir trouvé un raccourci vers un traitement efficace.

L’Organisation mondiale de la santé estime que près de la moitié de la population mondiale est susceptible d’attraper le paludisme. Si cette maladie fait de moins en moins de victimes, elle a quand même tué un demi million de personnes en 2013, pour la plupart des enfants d’Afrique.

Les scientifiques de l’Université du Cap pensent avoir trouvé la solution. Ce laboratoire rassemble la totalité des processus utilisés par le secteur privé. Les 50 personnes qui y travaillent seraient sur le point de parvenir à un traitement en une seule dose.

2015081715130497489

KELLY CHIBALE
Professeur, Centre de développement pharmaceutique H3D

“Ce que ce médicament offre, s’il passe tous les tests cliniques, aura des répercussions à la fois sur le contrôle du paludisme en terme de lutte contre toutes les souches du parasite mais contribuera également au programme d’éradication par sa capacité à bloquer la transmission.”

L’équipe attribue ses progrès aux équipements dont elle dispose. L’unité est le premier centre intégré de recherche pharmaceutique d’Afrique. Elle attire les scientifiques et les financements du monde entier.

KELLY CHIBALE
Professeur, Centre de développement pharmaceutique H3D

“Quand on crée une infrastructure, l’argent suit les bonnes infrastructures, les investissements directs étrangers suivent les bons projets, l’argent de l’étranger va suivre les équipes dédiées dotées de compétences intégrées et c’est ce que H3D a pu montrer. Donc le message est que la recherche et le développement peuvent aider à résoudre des problèmes de la vraie vie, et ce processus contribue également à des solutions socioéconomiques, à fournir des opportunités et des emplois à notre population.”

Intitulé MMV048, le composant s’est bien comporté lors des tests précliniques. Vient maintenant la phase des tests cliniques, une phase majeure. Et ils en sont à leur première étape, qui permettra de déterminer si le composant fonctionne sur les êtres humains.

Et si c’est le cas, il faudra encore six années avant que le médicament puisse être disponible à la vente. Et comme le sait la communauté scientifique, le parasite est doué pour se développer et muter, et ainsi prendre de vitesse ceux qui cherchent à l’éradiquer. Mais désormais l’espoir est là.